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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Marie

Agée de 34 ans, je suis atteinte d’une pathologie orpheline d’origine génétique mais qui s’est développée lors de mes 23 ans.

J’ai dû subir 9 opérations de la moelle épinière, qui m’ont laissée avec un handicap à 80%.

Actuellement, je garde des douleurs très invalidantes post-opératoires qui viennent s’ajouter aux douleurs dues à la maladie. Je suis suivie en neurologie (bolus de cortisone) ainsi qu’en centre antidouleur.

Par ailleurs, je pratique régulièrement la sophrologie et l’auto hypnose, technique qui m’apporte un soulagement complémentaire et indispensable.

Cette forme d’aide, moins agressive me convient mieux. Grâce à ces pratiques quotidiennes, j’ai commencé à diminuer mon traitement antalgique très lourd (morphine sous-cutané, pompe durogésique, actiq).

Mais cette diminution aurait dû se faire avec l’introduction du Sativex, nouveau traitement antalgique (pour les SEP, ma pathologie rentre dans le protocole).

Ce traitement était interdit en France – AMM depuis peu, mais pas encore disponible -.

Sur les conseils de mes proches et de professionnels de santé, j’ai débuté une consommation de cannabis à doses réduites (le soir au coucher.)

Cet usage thérapeutique du cannabis a permis une petite diminution d’une partie de mes douleurs (neuropathiques) mais je n’ai pas encore trouvé la variété adaptée aux douleurs osseuses. Cependant, une amélioration importante de mon sommeil et de mon appétit s’est produite et cela est indispensable pour rester «  debout »moralement et physiquement !!

Voilà, je suis en colère d’être dans l’illégalité alors que je ne cherche qu’à me soigner. Pour essayer de vivre avec des douleurs supportables, je suis prête à tout tenter !!

Témoignage Michaël

On m’a diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante à l’âge de 51 ans.

Maladie génétique, auto-immune, qui paralyse par des poussées inflammatoires les zones du bassin, du rachis et des hanches.

Mais depuis l’adolescence, en l’absence de ce diagnostic, j’ai été soigné pour des pathologies courantes : lombalgie, hernie, sciatique, arthrose…

Donc j’ai eu droit à toutes sortes de traitements : anti-inflammatoire, décontractant, infiltration, nucléolyse…

Bref au bout de 20 années, avec toutes ces substances ingérées, j’ai commencé à développer une hépatite médicamenteuse. L’organisme était saturé.

Dès lors, les traitements étaient pris en dernier recours malgré des douleurs plus intenses et plus fréquentes. Ainsi, de jour comme de nuit, il m’était impossible de rester trop longtemps statique, que ce soit debout, assis ou couché. Les nuits étaient compliquées et courtes. J’ai dû aussi m’équiper de béquilles. A cette époque, les médecins s’accordaient à dire que cela était de l’arthrose et qu’il n’y avait pas grand chose à faire. Bref, le moral était au plus bas.

C’est en apprenant que des cas de spondylarthrite s’étaient avérés dans mon milieu familial que j’ai décidé de faire le test génétique. Le résultat étant positif, j’ai été pris en charge par un rhumato.

Dans la même période, à la lecture de témoignages de malades et d’articles, j’avais mis en pratique quelques conseils : yoga, stimulation électro, jeûne intermittent, choix des aliments…et les cannabinoïdes. Nous y voilà enfin…

Le cannabis m’a permis de reconquérir une bonne partie de mes nuits.

Si les vertus de la plante ne font pas l’unanimité en termes médicaux, le repos assurément oui. Seulement cela avait un coup financier et puis j’ai toujours eu la main verte, donc j’ai franchi le pas (ne voulant pas alimenter une économie parallèle).

Par la suite, j’ai réussi à avoir un traitement biothérapie qui fait des miracles, en tous cas le jour, mais que je complète avec mon “herbe” du soir, laquelle m’assure par ses effets anti-inflammatoires et somatiques une bonne nuit de sommeil.

Ainsi, cela fait 3 ans que j’ai retrouvé une vie à peu près normale (car la maladie progresse). Je dois pourtant faire très attention à mon système digestif qui garde un mauvais souvenir de ces années de médicamentation. Je dois faire aussi attention aux virus qui courent car mon traitement abaisse mon immunité et enfin, c’est pourquoi je témoigne, je dois à présent faire très attention aux contrôles de gendarmerie car même si je vapote mon remède seulement le soir avant de me coucher, quelques traces de THC peuvent changer le cours d’une vie…et c’est angoissant, disproportionné et marginalisant comme la maladie.