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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Julien

Julien

En 2016, l’année de mes 31 ans, ma famille et moi-même, tout particulièrement, avons subi un choc émotionnel suite à un drame familial (le décès de ma sœur aînée et ses deux enfants).

J’ai sombré dans la dépression, je ne mangeais plus, je ne dormais plus ou alors je faisais d’affreux cauchemars, je vivais reclus sur moi même en faisant des crises d’angoisses régulièrement.

Je me suis retourné vers le système médical (Psychiatre, Psychologue et Généraliste).

Á chaque fois les solutions qui m’ont été proposées étaient médicamenteuses :

antidépresseur plus anxiolytique et aucun de ces traitements n’a eu d’effet sur moi, il y a même certains jours où c’était pire qu’avant.

En 2017 après  une fracture du talon j’ai développé une algodystrophie évolutive me procurant de violentes douleurs chroniques de jour comme de nuit, m’empêchant de pouvoir marcher.

Cette maladie n’a, à ce jour, aucun traitement connu en-dehors du Tramadol, de la morphine et des antiépileptiques, les docteurs n’ont pas eu d’autres alternatives à me proposer.

C’est pour les deux raisons expliquées ci-dessus que j’ai décidé de me soigner avec du cannabis, et les effets positifs sont probants.

Je ne prends plus aucun médicament, j’ai retrouvé l’appétit, la joie de vivre, je dors mieux et surtout mes douleurs au pied sont minimes et ne me freinent plus pour marcher.

Le problème est que l’usage thérapeutique n’étant pas reconnu, comme des milliers de personnes, je suis donc obligé de me débrouiller seul et dans l’illégalité.

Témoignage Fabienne

Je m ‘appelle Fabienne Lopez, j’ai 56 ans.

En 2008, j’ai du me faire opérer d’une tumeur cancéreuse au sein droit.

Je connaissais les vertus thérapeutiques du cannabis pour m’y être tout simplement intéressée et lorsque j’ai commencé les séances de radiothérapie (rayons), j’ai fumé du cannabis juste avant les séances, cela me détendait. J’allais dans les jardins de l’hôpital fumer un petit joint, cela me relaxait et me permettait de les supporter surtout moralement.

Mon cancérologue ainsi que le spécialiste et mon médecin-traitant étaient informés de mon usage. Tout le personnel soignant avec qui j’ai été en contact a été informé de mon usage et personne ne m’a fait de réflexion négative sur cette usage, hormis le fait de le fumer.

J’ai compris très rapidement que l’effet anti dépresseur du cannabis fonctionnait parfaitement et m’empêchait de déprimer. Les séances quotidiennes, même si elles étaient rapides, étaient pénibles de par le lieu (l’hôpital et les malades que je pouvais y croiser qui étaient plus atteints que moi), l’attente quand la machine était en panne, le lieu tout simplement.

Après les rayons, j’ai commencé le traitement. J’ai compris que ce traitement n’était pas anodin et pourquoi les spécialistes et mon médecin traitant me proposaient des anti dépresseurs.

Après 3 mois de traitement, de douleurs osseuses, musculaires (la nuit), j’ai pris des médicaments pour soulager ces douleurs, qui ne calmaient pas grand-chose d’ailleurs.

J’ai vécu deux ans et demi à être réveillée toutes les nuits. J’arrivais à calmer les douleurs en consommant du cannabis. J’avais aussi des nausées et quelques fois des vertiges et j’ai fait des allergies à certains des traitements qui ont été remplacés par d’autres.

 J’ai dit à mon médecin traitant que cette situation était de plus en plus déprimante et que je préférais arrêter tous les médicaments (5 à 6) qui étaient supposés me faire du bien et qui me donnaient l’impression de m’empoisonner tous les jours un peu plus, mais évidemment garder celui qui me préserve de toutes récidives. J’ai prévenu mon cancérologue qui a juste insisté sur le fait de ne pas interrompre le traitement principal.

J’ai continué à faire usage de cannabis sous sa forme naturelle. J’ai compris qu’en fonction des variétés j’avais plus d’appétit, un meilleur sommeil, et moins de douleurs. Je me suis renseignée et j’ai essayé de choisir des variétés qui convenaient aux effets que je recherchais et les moyens de ne plus le fumer mais vaporiser.

Je suis suivie régulièrement par mes médecins et le cancérologue, cela fait maintenant 4 ans.

Je tiens à préciser que j’ai exercé mon activité professionnelle pendant toute cette période et que pour ne pas avoir à aller en acheter n’importe où, j’ai jardiné en me faisant aider par des ami(e)s bien portants. Cela m’a aussi fait du bien de m’occuper de mes plantes.

Je me suis aussi intéressée à savoir si, dans ce que l’on appelle la phytothérapie, je pouvais compenser les manques de certains des médicaments (apport en calcium, etc)… et je communique avec mon médecin traitant qui me dit si je fais des erreurs ou pas.

Mon cancérologue ne m’aide pas à ce niveau là, ce n’est plus son domaine. En France, on gère la maladie pas le malade. C’est la maladie à vaincre qui compte et pas du tout le ressenti du malade, c’est très dur à vivre.

 Les effets du cannabis m’ont permis de reprendre du poids, de supporter les quelques douleurs qui résistaient encore, de dormir et surtout de garder le moral.

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