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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Simone

Je m’appelle Simone, j’ai 52 ans et eu une tumeur cancéreuse découverte sur mon sein gauche il y’a un an de ça. J’ai du subir une mastectomie, suivie d’une chimiothérapie.

J’ai connaissais les bienfaits du Cannabis à travers d’autres personnes malades qui m’avaient parlé du soulagement des douleurs, ainsi que l’effet positive sur le moral.

J’ai parlé de ça au oncologue, ainsi qu’aux médecins et infermières de l’hôpital de jour, ou j’étais suivie. Certains m’ont dit qu’ils étaient au courant, mais que ne pouvaient rien faire pour moi, vu que c’est illégal. J’ai discuté avec des médecins a propos de l’effet que ça me faisait en comparaison aux médicaments qu’ils me prescrivaient, et même ainsi, rien à faire. Uniquement la proposition d’augmenter les doses des médicaments chimiques.

J’ai eu la chance de pouvoir m’en procurer, et peux témoigner du soulagement physique et psychique que l’absorption du cannabis m’a procurée pendant tous les temps de la maladie. Plus de nausées, plus de mal, un appétit croissant, et un moral positif pour affronter cette épreuve, qui n’est pas facile.
J’ai une fille de 15 ans, et me devait de lui transmettre la force, le courage, et l’optimisme d’une guérison proche.

Aujourd’hui, à priori, tout va bien, et je veux pouvoir aider d’autres personnes souffrantes à pouvoir utiliser cette plante qui est très efficace, autorisée déjà dans plusieurs pays voisins, et qui reste tabou en France. Il est absurde de ne pas pouvoir choisir son traitement et de le faire légalement.

Témoignage Michaël

On m’a diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante à l’âge de 51 ans.

Maladie génétique, auto-immune, qui paralyse par des poussées inflammatoires les zones du bassin, du rachis et des hanches.

Mais depuis l’adolescence, en l’absence de ce diagnostic, j’ai été soigné pour des pathologies courantes : lombalgie, hernie, sciatique, arthrose…

Donc j’ai eu droit à toutes sortes de traitements : anti-inflammatoire, décontractant, infiltration, nucléolyse…

Bref au bout de 20 années, avec toutes ces substances ingérées, j’ai commencé à développer une hépatite médicamenteuse. L’organisme était saturé.

Dès lors, les traitements étaient pris en dernier recours malgré des douleurs plus intenses et plus fréquentes. Ainsi, de jour comme de nuit, il m’était impossible de rester trop longtemps statique, que ce soit debout, assis ou couché. Les nuits étaient compliquées et courtes. J’ai dû aussi m’équiper de béquilles. A cette époque, les médecins s’accordaient à dire que cela était de l’arthrose et qu’il n’y avait pas grand chose à faire. Bref, le moral était au plus bas.

C’est en apprenant que des cas de spondylarthrite s’étaient avérés dans mon milieu familial que j’ai décidé de faire le test génétique. Le résultat étant positif, j’ai été pris en charge par un rhumato.

Dans la même période, à la lecture de témoignages de malades et d’articles, j’avais mis en pratique quelques conseils : yoga, stimulation électro, jeûne intermittent, choix des aliments…et les cannabinoïdes. Nous y voilà enfin…

Le cannabis m’a permis de reconquérir une bonne partie de mes nuits.

Si les vertus de la plante ne font pas l’unanimité en termes médicaux, le repos assurément oui. Seulement cela avait un coup financier et puis j’ai toujours eu la main verte, donc j’ai franchi le pas (ne voulant pas alimenter une économie parallèle).

Par la suite, j’ai réussi à avoir un traitement biothérapie qui fait des miracles, en tous cas le jour, mais que je complète avec mon “herbe” du soir, laquelle m’assure par ses effets anti-inflammatoires et somatiques une bonne nuit de sommeil.

Ainsi, cela fait 3 ans que j’ai retrouvé une vie à peu près normale (car la maladie progresse). Je dois pourtant faire très attention à mon système digestif qui garde un mauvais souvenir de ces années de médicamentation. Je dois faire aussi attention aux virus qui courent car mon traitement abaisse mon immunité et enfin, c’est pourquoi je témoigne, je dois à présent faire très attention aux contrôles de gendarmerie car même si je vapote mon remède seulement le soir avant de me coucher, quelques traces de THC peuvent changer le cours d’une vie…et c’est angoissant, disproportionné et marginalisant comme la maladie.