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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Max

Né fin 1975, j’ai vu pendant mon enfance ma mère souffrir très souvent de maux de crâne sans que mon père, médecin généraliste, ne parvienne à grand chose pour l’aider. Elle avait hérité du statut de migraineuse chronique de sa propre mère.

Mes premières douleurs sont apparues entre 15 et 17 ans de manière irrégulière. Puis entre 20 et 25 ans, mes migraines sont devenues plus fréquentes, avec des céphalées sporadiques de faible à moyenne intensité un peu tout le temps et un ou deux épisodes migraineux intenses par an. Les douleurs sont en général très pulsatiles, localisées côté gauche du crâne, plus rarement à droite. Elles trouvent leur origine au niveau de la bosse frontale et irradient un peu partout dans la moitié du crâne concernée, principalement vers l’arcade sourcilière et le plafond de l’orbite, occasionnant une sensation d’écrasement de l’œil qui pleure de manière unilatérale, mais aussi vers l’oreille, l’os pariétal, le nez, les dents… Ces périodes de fortes douleurs s’étalent sur un mois avec une intensité et une durée des douleurs progressives les 2 premières semaines pour atteindre leur paroxysme ensuite : de 2 à 6 voire 8 heures de douleurs intenses chaque nuit pendant au moins une semaine. Puis cela revient progressivement à la normale pendant les 8 à 15 jours suivants.

C’est vers 21 ou 22 ans, alors que je m’intéressais de plus près aux effets du cannabis que j’ai commencé à remarquer que son usage m’aidait face à mes douleurs devenues chroniques : disparition de la majorité des céphalées de faible intensité, effet antalgique total ou partiel en début de période de crise, soutien antalgique et psychologique pendant les nuits intégrales de fortes douleurs, là où toute la gamme d’antalgiques pharmaceutiques reste impuissante.

Après quelques crises particulièrement éprouvantes, j’ai décidé de ritualiser ma consommation de manière quotidienne, essentiellement le soir et en favorisant le plus possible l’herbe de bonne qualité. Je fume 3 à 4 (gros) joints chaque soir et parfois un petit un peu plus tôt dans la journée. À part en finir définitivement avec mes fréquentes insomnies, j’espérais ainsi maintenir un apport phyto-cannabinoïdien régulier qui me permettrait d’éviter ou au moins de faire reculer les périodes de crises. Effectivement, celles-ci passent au nombre d’une seule par an.

En 2010, je vis ma première année sans migraine ! Ce qui se renouvellera… Plus tard, pour ne plus avoir à fréquenter le marché noir et me garantir une herbe de qualité médicinale, j’ai pris l’habitude de cultiver mon herbe moi-même, dans une petite salle d’eau de mon appartement transformée en placard assez modeste mais suffisant si on s’y prend bien pour assurer une quasi autosuffisance. 3 ou 4 variétés différentes m’assurant un large spectre cannabinoïdien. J’ai vécu pour la première fois 2 années entières sans grosse crise, puis ai replongé cet été 2018 avec des douleurs sévères, mais moindres que ce que je connaissais il y a encore 5 ans.

Malheureusement, la police s’est invitée chez moi au printemps 2019, accompagnée de leur gentil toutou. J’en ai pris pour 45 heures de GAV, ressorti du dépôt convoc en main, mais sans mes médocs maison. Les migraines ont mis une semaine à revenir…

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Témoignage David

Je suis atteint d’une maladie génétique qui se caractérise par une prise musculaire importante suivi de contractions et de crampes omniprésentes dès le moindre effort.

J’ai dû arrêter toutes mes passions (le sport à haut niveau) ainsi que le sport classique de base sans réellement savoir ce qui s’est passé, car les médecins, étaient, semble-t’il, démunis face à mes symptômes à l’époque.

En plus d’un problème physique, j’ai été élevé par un sportif reconnu, déclaré quelques années plus tard alcoolique et psychopathe qui a essayé de tuer plusieurs fois ses enfants par le biais de pression psychologique en plus de la violence physique répétées, au quotidien, à tel point que quelques années plus tard mon frère aîné s’est suicidé pour le fuir et le deuxième (moi) est parti travailler vers treize ans pour également fuir le quotidien.

N’étant ni suivi ni protégé, je me suis mis à fumer du shit pour trouver un échappatoire moral qui me permettait de supporter tout ça jusqu’à ce que l’on nous place sous sécurité policière.

Après cette enfance triste et douloureuse, j’ai rencontré un professeur reconnu qui a mis un nom sur mes problèmes musculaires et ma maladie  nommée « myopathie » non diagnostiqué par l’AFM en 2002.

J’ai suivi au pas la médecine et toute la médication traditionnelle qui devaient me permettre de supporter les douleurs chroniques mais aussi morales, mais mon corps s’est mis à me lâcher petit à petit.

Après de multiples interventions (biopsie, prélèvements divers, électromyographie etc…) j’ai du subir plusieurs opérations comme les vertèbres ou diverses hernies mal placées, jusqu’au jour où j’ai subi une intervention d’urgence à la colonne vertébrale pour une hernie qui coinçait la moelle épinière et qui m’a cloué en fauteuil roulant.

Etant donnée l’évolution de la dégradation de mon état général, j’ai décidé d’écouter un malade plutôt que les docteurs et prendre comme seul traitement du cannabis pur (et plus du tout de haschich) et d’arrêter les anti-douleurs, anti-contractants et opiacés.

Depuis que je me traite naturellement je n’ai plus de problèmes de type digestifs  répétés et d’ulcères me clouant au lit, en plus je sors de chez moi sur mes deux jambes, mais le plus important est que j’ai pu mettre un frein à mes crampes si atroces (2 séances de Kiné et ostéopathe par semaine, obligatoires, participent à me faire aller mieux ) ainsi que retrouver le repos grâce un peu de sommeil.

Donc, en clair, après tous ces examens,  la seule chose qui ressort de ma pathologie est un accroissement musculaire (augmentation des CPK 800 au lieu de 300 ainsi qu’un déséquilibre mental du a la violence du passé).

Je peux dire aujourd’hui avec certitude que le cannabis m’a sauvé la vie en me permettant de soulager mes maux et surtout en me permettant d’occulter toutes ces années de violence et aujourd’hui grâce à un suivi psychologique et la kinésithérapie  +  2 gr de cannabis par jour, j’ai enfin un semblant d’existence .

Maintenant mon problème est différent il concerne les bandits et la justice (3 fois cambriolé avec violence et 1 fois condamné).

Vu que la justice fait un peu comme elle veut et les voleurs sachant cela, je vis aujourd’hui isolé, à l’abri de tout regard mais malgré tout je retrouve cet état de stress (comme mon enfance) car je n’ai droit à aucune protection.

 Je remercie tout particulièrement « mère Nature » de m’avoir donné les moyens de me soulager et aussi Principes Actifs qui ont totalement compris l’intérêt de se regrouper afin de ne plus se sentir seul face a la difficulté de ce type de soins.

J’aime croire en la confiance que j’ai en l’esprit humain qui ne tardera sûrement pas a prendre en compte les bienfaits de la nature.