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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Michaël

On m’a diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante à l’âge de 51 ans.

Maladie génétique, auto-immune, qui paralyse par des poussées inflammatoires les zones du bassin, du rachis et des hanches.

Mais depuis l’adolescence, en l’absence de ce diagnostic, j’ai été soigné pour des pathologies courantes : lombalgie, hernie, sciatique, arthrose…

Donc j’ai eu droit à toutes sortes de traitements : anti-inflammatoire, décontractant, infiltration, nucléolyse…

Bref au bout de 20 années, avec toutes ces substances ingérées, j’ai commencé à développer une hépatite médicamenteuse. L’organisme était saturé.

Dès lors, les traitements étaient pris en dernier recours malgré des douleurs plus intenses et plus fréquentes. Ainsi, de jour comme de nuit, il m’était impossible de rester trop longtemps statique, que ce soit debout, assis ou couché. Les nuits étaient compliquées et courtes. J’ai dû aussi m’équiper de béquilles. A cette époque, les médecins s’accordaient à dire que cela était de l’arthrose et qu’il n’y avait pas grand chose à faire. Bref, le moral était au plus bas.

C’est en apprenant que des cas de spondylarthrite s’étaient avérés dans mon milieu familial que j’ai décidé de faire le test génétique. Le résultat étant positif, j’ai été pris en charge par un rhumato.

Dans la même période, à la lecture de témoignages de malades et d’articles, j’avais mis en pratique quelques conseils : yoga, stimulation électro, jeûne intermittent, choix des aliments…et les cannabinoïdes. Nous y voilà enfin…

Le cannabis m’a permis de reconquérir une bonne partie de mes nuits.

Si les vertus de la plante ne font pas l’unanimité en termes médicaux, le repos assurément oui. Seulement cela avait un coup financier et puis j’ai toujours eu la main verte, donc j’ai franchi le pas (ne voulant pas alimenter une économie parallèle).

Par la suite, j’ai réussi à avoir un traitement biothérapie qui fait des miracles, en tous cas le jour, mais que je complète avec mon “herbe” du soir, laquelle m’assure par ses effets anti-inflammatoires et somatiques une bonne nuit de sommeil.

Ainsi, cela fait 3 ans que j’ai retrouvé une vie à peu près normale (car la maladie progresse). Je dois pourtant faire très attention à mon système digestif qui garde un mauvais souvenir de ces années de médicamentation. Je dois faire aussi attention aux virus qui courent car mon traitement abaisse mon immunité et enfin, c’est pourquoi je témoigne, je dois à présent faire très attention aux contrôles de gendarmerie car même si je vapote mon remède seulement le soir avant de me coucher, quelques traces de THC peuvent changer le cours d’une vie…et c’est angoissant, disproportionné et marginalisant comme la maladie.

Témoignage Frédéric

Bonjour,

Je m’appelle Frédéric, papa d’une petite fille de 6 ans, j’ai 52 ans et souffre d’insuffisance rénale sévère depuis environ 10 ans avec une créatinemie à 19:ml/mn.

En premier lieu, j’ai fumé du cannabis dans un but purement récréatif, et ce depuis l’âge de 18 ans, j’ai ensuite arrêté sans aucun problème de sevrage pendant environ 10 à 12 ans, en changeant d’activité professionnelle, de vendeur produit brun en grande surface à musicien, puis arrangeur et ingénieur du son, j’ai doucement repris une consommation raisonnable.

Dans le cadre de ma maladie, le cannabis trouve sa place dans de multiples applications :

Reprise d’un cycle du sommeil normal

Appétit retrouvé

Douleur nocturne insupportable quasiment disparue (syndrome des jambes sans repos)

Disparition totale des migraines dues à la maladie (céphalée chronique)

Apaisement d’ordre général avec principalement le THC.

Je ne bois pas du tout d’alcool suite au diagnostique et cela sans problème particulier, je suis encore fumeur de tabac à rouler, avec filtre chanvre et papier chanvre pour le moment donc je continue à fumer le cannabis sous sa forme la plus standard, j’envisage sérieusement de vaporiser dans un futur proche.

Je milite activement pour la reconnaissance totale du cannabis à des fins médicales, ainsi que l’auto production afin de limiter le trafic de rue.

Je rédige ce témoignage dans l’espoir de pouvoir sortir de l’illégalité dans laquelle je vis au quotidien, avec le risque de voire mes efforts réduits à néant et mon « traitement » confisqué. Le statut d’illégalité dans lequel je suis amené à vivre au quotidien est psychologiquement lourd à porter en sus des symptômes liés à mes pathologies.