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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Pascal

Comme l’exercice me parait difficile mais indispensable, rédiger un témoignage sur les raisons qui m’ont poussé à parler une fois de plus de ma maladie (polytoxicomanie, mais non délinquant).

Si je peux me permettre, pour faire plus simple et moins glauque, je vais  faire un parallèle avec le jeu du Monopoly – que j’appellerai Bloodyparty.

En gros de 15  à  45 ans, la partie s’est déroulée ainsi. Après les cases  rue Myrrha (18ème), bd de la dépression, place Stalingrad, bd de la violence, ruelle pharmacie de nuit ( la terrible case prison !), et la place souffrance, mais j ai capitalisé dans différents hôtels tels que la  » décro benzo », la méthadone et enfin la résidence « stop à l’alcool ».

L’ investisseur que je suis, a pu éviter des cachots tels que la maison Sida ou Hépatite C.

Bref, je voulais enfin accéder à la rue de la Paix. Aujourd’hui, j ai le bonheur de voir mes 3 filles et mes 2 petit-fils et d’être soutenu par ma compagne (qui a supporté ces années de galère) dans mes revendications concernant les bienfaits que m’a apporté une consommation réfléchie et raisonnée du cannabis sous sa forme naturelle.

En résumé ma demande en THC pour réguler mes diverses dépendances me parait aussi vitale que ma demande il y a quinze ans pour être sous programme méthadone, en gros la méthadone m’a sûrement sauvée la vie, aujourd’hui le thc(cannabis) m’apporte un confort de vie  essentiel à mon bien-être.

En effet depuis quelques années j ai pris le risque de faire pousser mon cannabis afin d’être autonome et de mettre  une distance avec certains milieux, malgré la peur constante d’être arrêté et ma famille montrée du doigt, je ne regrette pas mon choix. Effectivement j’arrive à être maintenant plus calme et plus accessible pour mes proches.

Ma consommation de cannabis aujourd’hui me parait plus limpide car je pense consommer pour me soigner et de ce fait stabiliser ma vie, plutôt que de la détruire.

C’est pour cette raison que l’urgence d’une réflexion pour l’application d une loi légalisant l utilisation du cannabis et d un débat plus large sur la question me parait urgent.

Voir l’attestation médicale

Témoignage Gaétan

Je m’appelle Gaëtan et j’ai 26 ans.

Cela fait 10 ans que je souffre d’une maladie rare, plus précisément une céphalée, l’algie vasculaire de la face. Qui dit maladie rare et diagnostic tardif, en ce qui me concerne ça a prit 9 ans..(en moyenne 7 ans)  sans savoir ce que ces migraines voulait dire. Ces dernières commencent par me titiller les dents en haut à gauche puis la douleur se propage lentement derrière la tête. Au bout d’un 1/4 d’heure j’ai l’impression que quelqu’un me rentre un tourne vis en haut de la joue gauche pour le faire ressortir toujours derrière la tête. Cette fichue maladie touche mon hypothalamus et provoque ces crises 5 à 8 fois sur 24h et chacune d’entre elle dure de 30 minutes à 1h30. C’est une douleur qui monte au fur et à mesure et elle est tellement forte que ça me réveille en niveau 2 ou 3 (intensité de douleur) toutes les heures 3/4 (à tous mes cycles de sommeil) quand je dors. Ce qui entraîne un état de fatigue chronique et plus je suis fatigué, plus je fais des crises…UN ENFER.

Pour me soulager le professeur qui me suit m’a proposé un traitement à base d’oxygène à inhaler au début de chaque crise pour la contrer, en même temps je fais des pompes et des abdos à outrance. Ces deux choses combiner me permettent de contrer la montée de la crise et ça marche 1 fois sur 3 en moyenne ce qui est dejà très bien. En plus j’ai le droit à 2 piqûres d’un médicament qui stop la crise dès le début, mais deux/24h c’est peux quand j’en fais 6 à 8/jrs.

Pour contrer les crises de nuit j’ai remarqué qu’en consommant du cannabis juste après la première, je dormais 6 à 8 h d’affilée sans me réveiller. Ce qui entraîne une situation en chaîne. Moins de fatigue égale moins de crises égale moins de souffrance. C’est pourquoi je veux me battre pour faire reconnaître en FRANCE l’usage thérapeutique du cannabis car je trouve inacceptable que des gens se retrouvent hors la loi et dans des situations parfois dangereuses alors qu’ils essayent juste de se soigner, de se soulager d’un traitement et d’une pathologie qui les handicapent. Ils existent des solutions et c’est à nous tous qu’il revient de faire changer ses lois absurdes.