Accueil

Qui sommes nous ?

Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


Articles récents

Plus d’articles, d’études, d’informations,

Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Gaétan

Je m’appelle Gaëtan et j’ai 26 ans.

Cela fait 10 ans que je souffre d’une maladie rare, plus précisément une céphalée, l’algie vasculaire de la face. Qui dit maladie rare et diagnostic tardif, en ce qui me concerne ça a prit 9 ans..(en moyenne 7 ans)  sans savoir ce que ces migraines voulait dire. Ces dernières commencent par me titiller les dents en haut à gauche puis la douleur se propage lentement derrière la tête. Au bout d’un 1/4 d’heure j’ai l’impression que quelqu’un me rentre un tourne vis en haut de la joue gauche pour le faire ressortir toujours derrière la tête. Cette fichue maladie touche mon hypothalamus et provoque ces crises 5 à 8 fois sur 24h et chacune d’entre elle dure de 30 minutes à 1h30. C’est une douleur qui monte au fur et à mesure et elle est tellement forte que ça me réveille en niveau 2 ou 3 (intensité de douleur) toutes les heures 3/4 (à tous mes cycles de sommeil) quand je dors. Ce qui entraîne un état de fatigue chronique et plus je suis fatigué, plus je fais des crises…UN ENFER.

Pour me soulager le professeur qui me suit m’a proposé un traitement à base d’oxygène à inhaler au début de chaque crise pour la contrer, en même temps je fais des pompes et des abdos à outrance. Ces deux choses combiner me permettent de contrer la montée de la crise et ça marche 1 fois sur 3 en moyenne ce qui est dejà très bien. En plus j’ai le droit à 2 piqûres d’un médicament qui stop la crise dès le début, mais deux/24h c’est peux quand j’en fais 6 à 8/jrs.

Pour contrer les crises de nuit j’ai remarqué qu’en consommant du cannabis juste après la première, je dormais 6 à 8 h d’affilée sans me réveiller. Ce qui entraîne une situation en chaîne. Moins de fatigue égale moins de crises égale moins de souffrance. C’est pourquoi je veux me battre pour faire reconnaître en FRANCE l’usage thérapeutique du cannabis car je trouve inacceptable que des gens se retrouvent hors la loi et dans des situations parfois dangereuses alors qu’ils essayent juste de se soigner, de se soulager d’un traitement et d’une pathologie qui les handicapent. Ils existent des solutions et c’est à nous tous qu’il revient de faire changer ses lois absurdes.

Témoignage Michaël

On m’a diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante à l’âge de 51 ans.

Maladie génétique, auto-immune, qui paralyse par des poussées inflammatoires les zones du bassin, du rachis et des hanches.

Mais depuis l’adolescence, en l’absence de ce diagnostic, j’ai été soigné pour des pathologies courantes : lombalgie, hernie, sciatique, arthrose…

Donc j’ai eu droit à toutes sortes de traitements : anti-inflammatoire, décontractant, infiltration, nucléolyse…

Bref au bout de 20 années, avec toutes ces substances ingérées, j’ai commencé à développer une hépatite médicamenteuse. L’organisme était saturé.

Dès lors, les traitements étaient pris en dernier recours malgré des douleurs plus intenses et plus fréquentes. Ainsi, de jour comme de nuit, il m’était impossible de rester trop longtemps statique, que ce soit debout, assis ou couché. Les nuits étaient compliquées et courtes. J’ai dû aussi m’équiper de béquilles. A cette époque, les médecins s’accordaient à dire que cela était de l’arthrose et qu’il n’y avait pas grand chose à faire. Bref, le moral était au plus bas.

C’est en apprenant que des cas de spondylarthrite s’étaient avérés dans mon milieu familial que j’ai décidé de faire le test génétique. Le résultat étant positif, j’ai été pris en charge par un rhumato.

Dans la même période, à la lecture de témoignages de malades et d’articles, j’avais mis en pratique quelques conseils : yoga, stimulation électro, jeûne intermittent, choix des aliments…et les cannabinoïdes. Nous y voilà enfin…

Le cannabis m’a permis de reconquérir une bonne partie de mes nuits.

Si les vertus de la plante ne font pas l’unanimité en termes médicaux, le repos assurément oui. Seulement cela avait un coup financier et puis j’ai toujours eu la main verte, donc j’ai franchi le pas (ne voulant pas alimenter une économie parallèle).

Par la suite, j’ai réussi à avoir un traitement biothérapie qui fait des miracles, en tous cas le jour, mais que je complète avec mon “herbe” du soir, laquelle m’assure par ses effets anti-inflammatoires et somatiques une bonne nuit de sommeil.

Ainsi, cela fait 3 ans que j’ai retrouvé une vie à peu près normale (car la maladie progresse). Je dois pourtant faire très attention à mon système digestif qui garde un mauvais souvenir de ces années de médicamentation. Je dois faire aussi attention aux virus qui courent car mon traitement abaisse mon immunité et enfin, c’est pourquoi je témoigne, je dois à présent faire très attention aux contrôles de gendarmerie car même si je vapote mon remède seulement le soir avant de me coucher, quelques traces de THC peuvent changer le cours d’une vie…et c’est angoissant, disproportionné et marginalisant comme la maladie.