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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Manu

Témoignage Manu

 

Mon expérience cannabique a commence de manière récréative à l adolescence, aujourd’hui je consomme toujours du cannabis mais pour des raisons bien différentes.

 

En effet si j’ai commencé à fumer de la résine de cannabis dés l’âge de 14 ans, c’est que mon cadre de vie familial n était peut-être pas le plus adapté au bon développement intellectuel et émotionnel d’un enfant, de plus la facilité d’accès aux produits a fait de moi un consommateur régulier très rapidement.

 

Je ne me suis pas trop posé de question sur mon addiction jusqu’à l’âge de vingt ans, puis des évènements ont fait que je me suis remis en questions et j’ai stoppé ma consommation de cannabis durant de longues périodes afin de juger des changements dans mon comportement et mon quotidien.

 

J’ai donc pu remarquer que je me concentrais plus facilement, je me souvenais de mes rêves, mais j’étais aussi beaucoup plus intransigeant , exigeant et agressif.

 

 Quelques années plus tard , j apprends que j’étais porteur du VHC ( hépatite C) et le monde c’est assombrit d’un coup, moi père de deux enfants, je n’avais pas 30 ans

 

 Cette nouvelle m’a fait prendre des décisions importantes sur le long terme, comme arrêter complètement la consommation d’alcool et de tous produits perturbant mon système hépatique. J’étais psychologiquement très affaibli et c’est grâce au cannabis que j’ai réussi à traverser cette période difficile dans de bonnes conditions.

 

 J’ai aujourd’hui 44 ans , père de 4 enfants qui vont bien.

 

Je consomme toujours quotidiennement du cannabis afin de me rendre la vie plus légère et agréable sans pour autant me déstabiliser ou me désocialiser. Je consomme de manière raisonnée afin que ma consommation soit une béquille et non un refuge.

 

En conclusion le cannabis m’a aidé à garder le moral durant toute une vie parsemée d’expériences fortes.

 Il est regrettable que l’interdiction de l’usage de cannabis m’ait poussé vers des produits de mauvaise qualité, de plus le sentiment de culpabilité ( du à ces lois répressives), s’ajoutait aux difficultés rencontrées .

 

Une bonne connaissance des potentiels thérapeutique ainsi qu’une administration raisonnée et réfléchie permettrait de profiter pleinement des indéniables avantages du cannabis.

 

Cette plante doit retrouver sa place dans la pharmacopée auprés des autres plantes médicinales.

 

L’ensemble des qualités du chanvre et l’impérieux besoin écologique de nos sociétés moderne poussent à la prise en compte de la réalité des bienfaits de cette plante à tous les niveaux.

 

C’est dans ce mouvement que je m’inscris.

 

 

Témoignage Bruno

Je m’appelle Bruno et j’ai 55 ans.

A l’issue d’une dépression de l’enfance, j’ai été diagnostiqué hyperactif  à l’âge de 8 ans.

Mes parents travaillaient comme chercheurs et exploraient les pathologies mentales.

Ils ont assumé cette situation en faisant de moi un cobaye de l’Insidon© du Tofranil© et d’autres saloperies qui m’ont privées de mon enfance jusqu’à l’âge de 12 ans.

Étant curieux de nature,  à 13 ans , j’ai fumé pour la première fois et j’ai enfin eu l’impression de me poser, de me sentir là.

A l’issue de cette expérience, j’ai décidé d’arrêter tous les médicaments  et j’ai décidé que ce serait ma méthode de soins.

Devenu « roadie » en 1974 pour des pros , puis batteur dans un groupe de rock , j’ai enregistré mon premier album en 1981.

Par la suite, et devant l’impossibilité de vivre de la musique, j’ai passé un diplôme d’éducateur sportif en 1985 et après quelques années de pratique pédagogique, j’ai eu le dos pulvérisé en 1990  par un autre pratiquant qui m’a percuté pendant l’exercice de mon activité professionnelle.

Bilan 5 vertèbres écrasées , grill costal en miettes et séquelles dorsales irréversibles.

Pas de petite chaise, mais des douleurs résiduelles intenses et permanentes.

Suivent 3 opérations des deux épaules et une jambe gauche de plus en plus folle, à laquelle s’ ajoute une sciatique invalidante , un syndrome fémorau-cutané et un syndrome de Morton sous chacun des pieds.

Suite à cet accident, j’ai subi une période de décompensation psychique qui à vue le retour de la dépression .

Les douleurs physiques sont permanentes et si je n’avais pas traité mon moral et la douleur moi- même avec le cannabis, je serais actuellement dépendant à la  morphine, puisque je devrais avaler 40 mg de Sevredol© /jour

Comme j’ai été reconnu travailleur handicapé par la Cotorep en 2004, je suis  allé à l’université, car je n’ai pas fait d’études auparavant compte tenu de la puissance des médicaments consommés jusqu’à mes 13 ans.

En 2007, j’ai validé une Licence , les Masters 1 et 2 de ma discipline et mon  sujet de thèse à été accepté par L’École Doctorale de la fac en 2013.

Parallèlement, j’ai suivi des cours techniques le soir et j’ai validé 3 diplômes  techniques en relation avec la formation universitaire, soit 6 diplômes en quatre ans.

Comme vous pouvez le remarquer,  plus de 40 ans d’usage thérapeutique  quotidien de cannabis, afin de gérer la douleur et l’humeur, ne m’ont pas empêché de  faire et de valider tardivement des études.

Je tiens à préciser une chose très importante en ce qui me concerne, je n’utilise jamais de tabac et de papier à rouler , que je considère comme des  poisons dangereux.

Je préconise de consommer pur, à doses homéopathiques, au moyen de petites pipes ou de  vaporiseurs.

Je ne peux décemment pas mélanger un produit accélérateur du système  neuro végétatif comme le tabac à un produit modérateur comme le THC.

Personnellement  la combinaison des deux produits   me déstabilisent, produisant des réactions antagonistes du style : envie de se coucher et de partir en courant au même instant, sensation d’étouffement, sudations, tremblements, accélération du pouls, stress intrusif etc…

Bref , je ne recommande pas son utilisation couplée au tabac, comme à celle de l’alcool, d’ailleurs.

Merci aux personnes de Principes actifs qui m’ont ouvert les yeux sur la nécessité de se soigner et/ou se soulager en se débrouillant soi-même de façon à  ne pas  encourager le marché noir et la délinquance.